Premières capture de Windows 7 : ouille !
29 octobre 2008 par zero-zombie
Les premières captures d’écran de Windows 7 sont tombées et s’il semble y avoir un peu de mieux (quoique…), même les améliorations ne sont que minimes.
Et surtout, on retrouve toute la capacité de Microsoft à concevoir des interfaces pénibles, ce que nous allons voir avec l’une des nouveautés les plus mise en avant : la sélection de réseau Wi-fi, qui sera comparée avec celle d’OS X.
Il est vrai que la sélection d’un réseau wifi est actuellement ultra pénible avec Windows. L’amélioration dans 7 est indéniable… sauf qu’elle ne correspond toujours pas à des problématiques d’utilisation.
Voyons les captures : à gauche Windows 7, à droite OSX.

Que cherche-t-on quand on change ou sélectionnons un réseau Wi-Fi ?
- Un réseau dont l’accès est libre
- Un réseau protégé dont on connaît le nom et dont on a le mot de passe.
Windows 7 démarre mal en classant par qualité de réception : ça n’est pas le critère primordial. OS X classe par ordre alphabétique, ce qui permet de trouver facilement le réseau dont on connaît le nom.
Pour ce qui est de l’accès libre ou protégé, OS X affiche des cadenas ou non : on distingue en un clin d’oeil les réseaux qu’on peut tenter de squatter.
Windows affiche “unsecured” sous le nom des réseaux non protégés, c’est nettement moins clair. Et ça prend de la place, d’autant qu’il faut ajouter un espace entre les réseaux pour faciliter la lecture. On voit donc que pour afficher 7 réseaux, Windows a besoin de bien plus de place qu’OS X qui en affiche 12, tout en étant moins clair.
Pour se connecter à un réseau, il suffit de cliquer sur son nom dans OS X. Windows 7 a un bouton “Connect”, ce qui implique soit une interface inconsistante si ce bouton apparait quand on survole un réseau, soit un clic supplémentaire puis d’aller viser ce bouton et de cliquer dessus.
On a donc pour OS X : vise+ clic
Et pour Windows : vise dans une interface dynamique + vise + clic ou vise + clic + vise + clic.
Bref, c’est vraiment pas un modèle de simplicité.
Une fois connecté, Windows affiche “connected”… sous le nom du réseau. On perd donc une information : le réseau est-il sécurisé ou non. Dans OS X, le tick à gauche du réseau sélectionné est placé à gauche, le cadenas à droite : on ne perd pas d’information.
Au final, c’est simple : OS X a un menu clair, un tri et des informations pertinentes, et un comportement standard.
Windows 7 a une boite non standard, mal arrangée, avec une hiérarchie de l’information douteuse.
L’un des problèmes de Microsoft, c’est de penser que les icônes peuvent les aider à rendre l’utilisation plus agréable et facile, et les ajoute au hasard au lieu de les utiliser pour éviter la lecture et aider à scanner l’info (le cadenas vs le texte “unsecured” en est un bon exemple).
Un autre exemple de conception foireuse :


Regardez en bas de la deuxième fenêtre : il y a du vide à gauche et à droite de la zone OK / Cancel. Les boutons ne sont pas calés à droite comme sur la première illustration… bravo pour les finitions et la cohérence de l’interface.
En parlant de finitions et de cohérence, on repère une illustration, dans le bouton OK.
Ca n’a aucun sens si ce n’est de… de… rien en fait, c’est sans doute pour donner l’impression que la sécurité c’est quelque chose de tellement spécial dans Windows que ça mérite bien un bouton décoré.
Je ne vois que ça.
Par contre pour ce qui est du reste, alors là attention les yeux, c’est du grand art : une bonne grosse tirette avec 4 crans ultra éloignés, une zone d’info d’une couleur d’une info-bulle (ce qui n’est pas approprié) et surtout, aucune idée de ce à quoi correspondent ces quatre crans : il faut aller dessus et se taper la littérature dans la grosse pseudo info-bulle
On imagine très bien le nombre de redites d’un cran à l’autre et les allers-retour d’un cran à l’autre pour saisir les différences.
Si encore c’était bien écrit et concis ça serait moins catastrophique mais non, même pas :
Only notify me when programs try to make changes to my computer
- Don’t notify me when I make changes to Windows settings.
- Note : You will still be notified if a program tries to make changes to your computer including Windows Settings
Alors ça c’est du rédactionnel ! Et de la mise en page aussi, la Note étant incluse dans la liste au même titre qu’une information explicative du titre. Alors que c’est pire que ça : la note explique l’explication du titre. Très fort.
On a une phrase positive avec “me” comme sujet, une phrase négative avec “you” comme sujet, un titre qui fait redite et c’est verbeux comme pas permis.
Pourquoi ne pas écrire simplement :
- Notify me when a program tries to make changes to my computer including Windows Settings.
- Don’t notify me when I make changes to Windows settings.
Ou bien :
Notify me when :
V A program tries to make changes to my computer or Windows Settings
X I make changes to Windows settings
Le V et le X seraient vien sûr dans des petites bulles, verte pour le V et rouge pour la croix. Bref, un standard de tick’n'cross.
Le deuxième point devrait sans doute être “I try to” pour être cohérent : si les alertes sont faites avant que les changements soient appliqués, c’est probablement aussi le cas pour les actions de l’utilisateur, ce qui n’est pas clair dans le texte original.
A la limite, on pourrait avoir :
Notify me before :
V A program makes changes to my computer or Windows Settings
X I make changes to Windows settings
Il faudrait examiner pour voir les autres textes mais une liste avec V et X permet de mieux repérer les changements. Puis on en arrive à la conclusion que cette fenêtre foireuse aux textes cachés et à la tirette gigantesque pourrait sans doute être replacée par des checkboxes en face de ce qu’on souhaite.
Notify me before :
[x] A program makes changes to my computer or Windows Settings
[ ] I make changes to Windows settings
Et c’est réglé : on voit toutes les options et ce qui peut être réglé : pas de texte caché, pas de Notice puisqu’on voit ce qui est décoché, beaucoup moins de mots, pas besoin d’un titre par niveau de sécurité avec des explications qui nuancent ce titre.
Bref, ce que ferait toute personne un peu soucieuse de l’ergonomie… mais il faut croire qu’il n’y en a pas travaillant chez Microsoft.

