OpenX : la torture mentale a un nom
10 avril 2008 par zero-zombie
Comme j’avais besoin d’un moyen de gérer correctement mes pubs, je me suis décidé à me mettre vraiment à un outil. Le choix est on ne peut plus restreint : c’est OpenX ou… rien ou presque. Google prépare un outil du même genre (basé sur un outil qui appartenait à DoubleClick si mes souvenirs sont bons). Je me suis inscrit pour tester la beta mais sans réponse de leur part au bout de deux semaines, je me suis calé sur la solution OpenX. C’est bien, c’est opensource. Et puis c’est très ancien : je me souviens l’avoir installé la première fois pour le tester lorsqu’il s’appellait phpAds, puis de l’avoir réinstallé plus récemment alors qu’il s’appelait phpAdsNew, puis OpenAds.
Comme à chaque fois je repoussais son utilisation réelle, je ne me rendais pas vraiment compte de ce que valait le produit. “Mais là c’est la bonne, j’installe, je configure, je met en place” : quelle volonté bon sang, parfois je m’étonne moi-même.
Donc c’est parti : je vais sur le site OpenX.org et je choisis courageusement la 2.5 beta qui est sensée être bien avancée.
L’installation se passe comme un charme, et je commence à explorer le produit. Premier constat : l’interface est assez jolie, mais l’ergonomie est vraiment nulle. VRAIMENT nulle. On passe sans arrêt d’un layout à un autre, on sent que les développeurs on voulu proposer une interface toujours contextuelle, sauf que c’est raté : ça perturbe plus qu’autre chose.
Qu’importe, j’arrive à mettre en place des campagnes tout de même. Puis arrive le moment de vérité : le ciblage contextuel des annonces. Ce fut le début d’une lutte infernale contre l’outil en question et surtout contre la nullité absoue de la “documentation” mise à la disposition des développeurs. On en trouve la raison quelque part sur leur site (ne comptez pas sur moi pour essayer de retrouver la page en question) : ils se sont rendus compte que leur outil était vraiment trop compliqué.
Alors plutôt que de simplifier réellement le produit, ils ont choisi de simplifier la doc, de quasiment tout virer. C’est toujours autant le b*rdel à mettre en place, sauf que maintenant on n’a plus que quelques pages très aérées pour nous aider. Quelle approche géniale !
Il faut ajouter à celà une traduction ultra partielle de l’outil (que ce soit la beta ou la stable, que j’ai aussi essayée) mais pas de la documentation. Les traducteurs facécieux ont donc traduit par touches, dans un esprit artistique assez proche des surréalistes. Ainsi les mots usuels ne sont pas traduits, en revanche les termes techniques à ne surtout pas changer surtout en regard de la doc l’ont été. Et c’est comme ça que “source” devient “origine” et rend bien plus complexe la compréhension de l’outil.
Bref, au final j’ai tout de même réussi à obtenir ce que je voulais, mais après des heures et des heures à tourner en rond dans l’atroce interface de l’outil et la minable documentation aux références circulaires. Le manque d’informations techniques est incroyablement limitant et j’ai dû passer un bon nombre d’heure à faire du reverse engineering pour trouver comment configurer correctemnt l’outil et corriger quelques bugs au passage. Hallucinant.
Heureusement, c’étaient des bugs bloquants dans des situations très particulières et utilisant les nouvelles fonctionnalités, mais le reste de l’outil est fiable, la distribution est correcte et surtout, les statistiques sont exactes ce qui est le principal pour les annonceurs et les éditeurs.
Reste qu’un responsable d’OpenX s’est largement exprimé quand Google a annoncé son produit, en prévenant du risque que les éditeurs encouraient, qu’il fallait absolument choisir OpenX plutôt que le concurrent et blablabla… le seul problème c’est qu’avec un produit aux finitions si sommaires, je vois très bien ce qui pourrait faire basculer massivement les éditeurs de sites vers la solution proposée par Google.
Et vous savez quoi ? Je crois bien qu’ils auront raison.


Je pense pas que le fait de choisir la solution de Google soit la meilleure, il faudrait aussi penser à protéger certaines données confidentielles des éditeurs et de ne pas privilégier ce Géant afin d’accroître son monopole… (Google Search, Chrome, Earth, Map, Youtube, Adsense, Adwords, Analytics etc) pour qu’il devient un Microsoft Like.